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Appui à l’e-gouvernance locale au Bénin : Le Grand-Chalon soutient les communes du Plateau

Une convention de coopération internationale entre la Communauté des Communes du Plateau (Bénin) et la Communauté d’Agglomération Chalon Val de Bourgogne (France) a été signée en décembre 2005.

1. Rappel du contexte

Cette convention porte sur 2 axes stratégiques majeurs :
- l’aménagement du territoire (développement d’outils d’aide à la décision)
- l’informatisation des communes (équipement d’une salle multimedia, formations des agents communaux et élus, mise en place de logiciels métiers, accès permanent à l’Internet, mise en réseau des référents communaux…) Ces axes ont été définis conjointement et ont donné lieu à un programme d’actions dont l’échéance est fixée à fin 2009.

2. Etat des lieux et analyse des besoins

A l’issue d’une première mission technique en 2005, le constat a été dressé d’un manque réel de possibilité de se connecter de manière fiable et permanente à l’Internet Dans chacune des 5 communes du Plateau, la connexion à l’Internet s’effectue au moyen d’un modem bas débit connecté à une ligne analogique RTC, parfois défaillante. La connexion s’avère être lente, parfois impossible, et tout à fait limitée vis-à-vis de certains usages. L’échange de documents s’avère très compliqué, surtout lorsque ceux-ci sont volumineux, obligeant systématiquement à un déplacement sur Cotonou ou Porto-Novo pour un envoi ou une réception plus efficace. Les discussions que nous avons pu avoir avec les différents élus des 5 communes ont toutes fait ressortir un besoin immédiat d’une connexion permanente et fiable à l’Internet afin d’assurer des échanges efficaces d’une part entre les 5 communes du Plateau, mais également avec l’extérieur. Le débit n’est à ce jour pas une priorité. Il conviendrait toutefois, afin d’assurer un confort minimal dans les échanges, et éviter des pertes de temps inutiles, d’envisager une connexion à un débit minimal de 512 kbps (voie descendante) et 128 kbps (voie montante). Les élus apporteront une attention particulière à l’abonnement mensuel, qui devra être modéré afin de ne pas alourdir le budget de fonctionnement des communes ou de la Communauté des Communes du Plateau. Il devra correspondre au plus près au service rendu, aussi bien en terme de débit qu’en terme de qualité de service.

3. Eléments de réflexion – Pistes d’actions

Une des premières pistes de réflexion a porté sur une connexion par satellite. Elle fut rapidement écartée compte-tenu des coûts de fonctionnement mensuels importants engendrés (fin 2005 : 3 000 000 FCFA d’investissement et 795 000 FCF d’abonnement mensuel par commune pour un débit 512/128). Lors de notre mission en 2006, nous avons rencontré à Porto-Novo Monsieur ZANKRAN, Directeur Régional de Bénin Telecoms, avec lequel nous avons évoqué notre besoin. Il nous a fait part de l’état de l’existant sur le Plateau : pas de couverture ADSL du Plateau, mais une liaison par Faisceau Hertzien avec le Plateau, avec de la disponibilité (nécessité toutefois d’une étude de faisabilité pour valider la dispo). Nous avons dès lors abordé la possibilité d’utiliser ce faisceau hertzien pour desservir des relais WiFi qui seraient judicieux implantés sur le territoire de la CCP. Un courrier officiel a été envoyé par le Président de la CCP à la direction générale de Bénin Télécoms au mois d’avril dernier, mentionnant ces besoins. En réponse à ce courrier, un devis a été établi à la CCP. Toutefois, la proposition technique et financière ne me paraît pas acceptable en l’état : 722 500 FCFA d’abonnement mensuel par commune pour un débit descendant de 256 kbps ! Il me semble que la solution la plus adaptée au contexte de notre projet serait une solution hertzienne basée sur l’infrastructure de faisceaux hertziens de Bénin Telecoms, sur laquelle se rajouteraient des relais WiFi ou WiMax locaux permettant une couverture de chaque mairie (avec possibilité d’extension à l’ensemble de la commune si besoin). C’est d’ailleurs une solution que nous avons mis en place au niveau de notre agglomération pour répondre aux besoins de certaines de nos communes trop éloignées des centraux téléphoniques pour avoir un débit ADSL satisfaisant. La technologie WiFi est désormais mature et se positionne comme une véritable alternative à l’ADSL pour les zones géographiques trop éloignées. Elle a également l’avantage d’être rapidement amortissable compte tenu du faible niveau d’investissement engendré et également d’être rapidement déployable (2 mois peuvent suffire pour déployer une infrastructure WiFi). Au-delà du choix technologique, le choix d’architecture doit également être posé. Comme nous avions commencé à en débattre avec PHARAON TELECOMS et Monsieur CAPO CHICHI lors du colloque Odébit, deux scénarios sont envisageables :

Une connexion à Internet centralisée au niveau d’une commune, les 4 autres communes étant connectées sur cette première.

Avantage : Réduction du coût de l’abonnement (1 seul abonnement au lieu de 5, mais cependant à un débit plus important).

Inconvénient : En cas d’interruption de service au niveau de la commune centralisant l’accès à l’Internet, toutes les communes sont pénalisées.

Une connexion à Internet propre à chaque commune.

Avantage : Chaque commune est indépendante au niveau du service et du débit souhaité.

Inconvénient : Coût d’abonnement plus élevés

Dans les deux cas, l’infrastructure à mettre en place reste sensiblement équivalente (il est nécessaire de disposer d’un relais WiFi sur chaque mairie, en revanche le nombre et la nature des équipements positionnés au niveau des faisceau hertzien assurant la collecte peut différer). Enfin, il est nécessaire et indispensable que ce projet de couverture du Plateau s’inscrive parfaitement dans le programme d’action mené par l’Etat béninois, pour lequel d’ailleurs la Communauté des Communes du Plateau pourrait être un territoire pilote. L’enveloppe budgétaire estimée pour cette action du programme de coopération s’élève à 11 000 € pour la mise en oeuvre et 7 600 € pour l’abonnement annuel des 5 communes (sur 2 ans). Il est toutefois nécessaire, pour bénéficier de ces crédits, que cette action puisse aboutir dans des délais courts (6 mois).


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